Page/ Le féminisme

Comme tout mouvement social, le mouvement féministe est multiple car constitué de plusieurs courants avec des analyses et des stratégies d’actions différentes qui ont le mérite d’amener un questionnement sur la condition féminine. Le féminisme, c’est une lunette d’analyse sur les rapports sociaux de sexe. Les solutions amenées ne nous conviennent pas toujours, mais les connaître, c’est déjà un premier pas vers la compréhension de ce qui nous correspond. Les théories et actions féministes ont été et sont encore un outil majeur d’émancipation et d’épanouissement des femmes. et des hommes Or, à cause d’une méconnaissance de cette réalité, les filles s’en éloignent et par le fait même se privent de cet extraordinaire outil d’analyse. Quelle erreur!

Malgré tout, le mouvement de désaveu qui a touché cette idéologie depuis les années 90 -le backlash dont les groupes masculinistes sont aujourd’hui les fers de lance au Québec- n’a pas eu que des effets négatifs. Il a poussé les groupes de femmes à se questionner et à emprunter d’autres formes d’actions. Et si les mouvements féministes, dans les années 90, s’inquiétaient de la relève, aujourd’hui, écrivait Maria Nengeh Mensah dans Dialogues sur la troisième vague : « le renouvellement est enclenché et le terme reconduit » : c’est ce qu’on appelle la troisième vague féministe.

Pour comprendre ce que ceci signifie, il faut s’entendre sur la définition de ces vagues. Mariah Nengeh Mensah l’explique à peu près en ces termes : « la première correspond au mouvement qui s’étend du XIXe jusqu’à la moitié du XXe siècle et, visant l’égalité de droit entre les hommes et les femmes, a vu son action se cristalliser autour des revendications du droit de vote des femmes. »

La seconde étape de l’histoire du féminisme s’est ensuite dessinée dans les années 60-70, se fondant sur la conviction qu’il était impossible d’instaurer l’égalité dans un « système patriarcal », les femmes étant déçues par le fait que des changements substantiels n’aient pas suivi les changements de structures formelles.

Aujourd’hui, les militantes des générations X (nées entre 1961 et 1981) et Y (nées après 1981), nées dans un monde féministe et s’inscrivant dans la continuité de la 2e vague, remettent en cause le postulat de considérer « les femmes » comme une catégorie unifiée et insistent au contraire sur la multiplicité comme seule manière valable d’envisager la réalité.

 

Pour en savoir plus, quelques outils « Féminisme 101″

La trousse d’outils de kikcaction

Le féminisme ça clique : formation en ligne offerte par Relais Femmes

« Les courants de pensée féministe » de Louise Toupin