« Ça se tramait depuis longtemps,
mais j’ai pris mon temps
avant de revêtir fièrement
l’étiquette de féministe!
Féministe, un mot mal aimé,
ça sonne déjà vu, déjà vécu.
Féministe, c’est comme un vieux chant révolutionnaire,
ça donne envie de brûler des brassières.
Une vielle rengaine d’antan
C’est pas de notre temps, c’est pas dans le vent
ça sonne déjà vu, déjà vécu.
Pis pourtant, ça donne des ailes!
Féministe, le mot désarme!
Aujourd’hui je le dis : je suis féministe,
Pour le meilleur et pour le pire!
On peut en discuter, on peut s’en parler,
Se questionner, s’expliquer,
De mon côté, c’est la pour rester.
Je le dis pis je suis fière : je suis féministe! »,
affirme Pascale Brunet étudiante en arts visuels / études féministes pour introduire le film.
Féministe et fière de l’être donc: « Mon féminisme dans la vie de tous les jours, c’est quelque chose qui rentre partout, partout. Être féministe c’est avoir un regard qui change, c’est observer les rapports de pouvoir entre hommes et femmes qui sont souvent des rapports de domination. C’est de remettre en question des choses qui sont établies depuis très très longtemps et qu’on essaye de nous faire croire que ça fait partie de l’ordre naturel des choses. »
Issue d’une dynastie de femmes fortes féministes, Pascale s’implique dans de nombreux groupes politiques/sociaux depuis l’école secondaire. Fée féministe, comme j’aime à l’appeler depuis qu’elle s’est présentée à notre séance de blue screen avec des ailes de fée, Pascale donne constamment à sa vie des airs de fête, d’amour, de partage. Vivant dans une communauté étudiante proche du marché Jean Talon, son engagement fait partie intégrante de toutes les sphères de sa vie. Pro des réseaux, elle fait le lien entre les générations et les différents groupes de militants. Et, toujours de manière brillante, tout en étant ludique et accessible, Pascale nous pousse à l’ouverture, au dépassement des petits carcans intellectuels que l’on s’est créés.